Le Parti socialiste neuchâtelois réitère son appel au Conseil d’Etat pour qu’il ouvre un véritable dialogue social avec la fonction publique et plus particulièrement avec les enseignants. Il revient au gouvernement de garantir et de maintenir un cadre favorable au bon déroulement de ces discussions afin d’aboutir à une solution dans laquelle chacune des parties, faute de se retrouver pleinement, se sentent entendue et respectée. Ce dialogue est d’autant plus indispensable que l’Etat se doit d’être exemplaire en tant qu’employeur afin de donner le ton aux négociations dans le secteur privé. Face au blocage actuel, le PSN appelle à une médiation indépendante pour restaurer le dialogue.

Le travail de tout employé se doit d’être reconnu. Dans l’enseignement, cette reconnaissance se construit, entre autres, par une prise en compte et une action sur les conditions de travail, sur le taux d’encadrement des élèves mais aussi au travers du soutien que la direction doit apporter face aux problèmes et aux difficultés rencontrés en classe. En imposant sa grille salariale et non celle issue d’un véritable dialogue, le Conseil d’Etat a orienté le débat sur l’unique question salariale faisant de la fonction publique une cible de choix pour la grogne populaire. Les représentants du personnel avaient pourtant souhaité que d’autres éléments, comme l’évaluation des fonctions ou les conditions de travail, soient pris en compte dans les négociations. Une telle prise en compte, dès aujourd’hui, aurait permis d’instaurer la confiance qui semble tant manqué aux discussions entre les différentes parties.

Le PSN s’interroge, par ailleurs, sur la politique de communication mise en place par les Ressources humaines du personnel de l’Etat. Le flou qui règne ne peut être porteur de dynamiques saines.

Face à la situation de blocage dans laquelle se trouve les discussions entre le gouvernement et les syndicats, le PSN appelle le Conseil d’Etat à ouvrir la porte à un médiateur indépendant qui puisse accompagner et conseiller la suite du dialogue nécessaire.

La situation financière dans laquelle se trouve le canton de Neuchâtel inquiète. Elle inquiète tant les milieux politiques, culturels et économiques que les citoyennes et citoyens. Il revient cependant à chacune et chacun de ne pas se laisser aller aux réponses simplistes mais de privilégier les approches et les réponses nuancées pour proposer des pistes crédibles et durables. Et surtout pour unir, au-delà de la crise, toutes les forces du canton.

 

08. nov 2016